"Je voulais être seul avec moi-même": pléonasme: fléau du XXIe siècle.

Publié le par David de...

C'est soit l'un, soit l'autre. Pas les deux dans la même phrase: "J'étais seul etc..." ou "Avec moi-même, etc...".

C'est comme "Moi, personnellement", comme s'il était possible d'être soi impersonnellement...

"Au jour d'aujourd'hui" ou mieux: "le jour qui tombe aujourd'hui": pour résumer, "à ce jour", plus distinguée formule.

Nous avons aussi "par contre"; "pour qui" vont très bien ensemble mais  "par contre" ??

Qui peut m'expliquer le mariage de ces deux mots qui ont des sens totalement impossibles à accoupler ! "Par quoi"; "par qui"; "contre ui"; "contre quoi"; voyez où je veux en venir ?

Si vous vous dites non, dans le dedans de vot'tête, c'est que vous êtes un con. Alors déguerpissez, vous n'avez rien à foutre ici: vous pourriez vous noyer et finir par vous haïr car, en me lisant, vous auriez fini par vous rendre compte que vous êtes un con.

Alors je vous conseille de voous éloigner. J'ai aussi été victime du  sceau de l'infamie du con !

Etre l'homme de la femme qui attend mieux, et que vous finissez par vous en rendre compte, on a envie de faire partie des cons de la meute et préférer l'ignorer.

Hélas, cela vous saute à la gueule, alors, vous réagissez et vous larguez le seul lien social qui vous restait, après avoir brisé tous les autres, qui vous semblait médiocre.

Un peu comme dans "Tout ce qui brille" le film, à la différence que je ne renie pas mes actes: c'est vrai que j'ai connu beaucoup de ringards et de médiocres que je ne les regretterai jamais !

Tout comme je ne regrette "rien de rien ! Non, je ne regrette rien !" car je n'ai rien à me reprocher, curieusement.

Envers les humains ! Car envers les mouches, j'ai été odieux...Je les assomai à coup d'élastique tendu entre mes doigts comme un string entre les jambes de Britney, et même ses cuisses athlétiques, oulà ! Je m'emporte.

Bref. Après les avoir dégommées et engourdies, je les épinglai sur un bouchon.

Pour certaines, je commençai par les pattes. Les suivantes, c'était sans la tête. Et les suivantes des suivantes, je devais être plus odieux.

Mais comment être plus odieux avec une mouche: il y a trop peu de matière, à y réfléchir ! Il fallait trouver plus gros.

C'est ainsi que je me mis à la chasse.car je possédai un domaine, que j'ai revendu depuis. Par respect pour la victime de ces lieux. Revenir ici était un poignard qu'on me remuait dans la plaie.

Mais, de temps en temps, il ne me rappelle que les bons moments que j'ai passé ici.

Les moments de chasse où on tue. On aime pouvoir abattre à bonne distance, un adversaire, une menace. La chasse est un substitut à cette satisfaction. Mais on y pense, en secret.

C'est ainsi que je décidai, compte tenu de mes soutiens politiques, à coup d'embauche de rejetons incompétents et incapables, de tous les envoyer se faire foutre !

Je suis seulement là en attendant qu'on m'efface. Je  voulais dénoncer mais je savais bien qu'on ne m'en laisserai pas l'occasion...

J'ai tenté, j'ai perdu. Mais l'essentiel, c'est que je l'ai tenté quand même.

L'écran devient noir et on entend une détonation.

Je crois qu'il est inutile de dénoncer. On fait semblant d'ignorer. Jusqu'à ce que l'écran s'éteigne aussi pour nous. Et là, il est trop tard pour l'ignorer.

Publié dans Littérature

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