Le frigo : le centre névralgique de la maison.

Publié le par David de...

Si vous voulez coincer un de vos gniards qui vous évite, guettez-le là. Tout le monde y passe. Même ceux qui ne mettent jamais la table. Le lieu de toutes les rencontres, surtout quand il ne reste qu'une part de gâteau et que tout le monde a eu l'idée en même temps, de se la bouffer.

C'est pourquoi c'est l'endroit où, dans chaque série américaine, vous voyez des trucs collés sur le frigo: des mots pour ne pas oublier.

Chez nous, il n'y avait rien sur le frigo: on avait un calendrier ! Accroché juste à côté, c'est vrai.

Pas d'excuse en cas d'oubli. Même mon anniversaire était inscrit au 12 du mois d'octobre. Obligé car on me le fêtait plutôt et plus tôt le 10.

"C'est à cause que j'étais né un 12/10", qu'on me disait. 10/12,12/10, voyez.

Franchement 10/12, c'est en décembre. Il n'arrivaient pas à oublier le mois, il était facile qu'ils se rendent compte de leur méprise !

J'ai compris plus tard que c'était plus simple que çà: ils s'en foutaient.

Et depuis, même moi je suis obligé de le noter aussi : je me vieillis deux jours trop tôt chaque année.

La première fois qu'on m'a dit "joyeux anniversaire, mon fils" le bon jour, je devais avoir 38 ou 39 ans. Je me suis même permis de le signaler, çà valait le coup, ce coup-ci.

Pendant si longtemps, avoir répondu chaque 10 octobre de chaque année: "Non, c'est dans deux jours ! Tous les ans, tu me la  fais celle-là...", puis enfin répondre après tant d'années d'attente, en en rajoutant un peu, je n'allais tout de même pas me gêner : "On est le 10 ? Ah non, on est bien le 12. Faut le faire, quand même...C'est grave".

En effet, c'est même hallucinant. A moins que c'était de l'humour de répétition: ils la trouvaient tellement bonne qu'ils adoraient me la faire à chaque fois.

 

C'est vrai qu'elle est bonne.

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