Sophie.

Publié le par David de...

 

Elle était une poésie qui inspirait tous les mots. Les plus beaux et les plus blessants et même parfois la rancoeur. Car elle savait mieux blesser que moi. Si pauvre de mépris envers les femmes qu'elle en avait pour les hommes. Je prenais pour les précédents.
Une si belle rousse à qui je n'ai jamais dit.
Que je l'aimais car elle m'en avait dissuadé.
Que j'ai perdu à jamais. Elle avait le nez de Cléopâtre et je lui ai proposé de lui briser car il était remboursé. Elle a ri et m'a embrassé mais elle n'a jamais su que je l'aimais.
Je le regrette à présent: jamais on ne devrait se retenir de le dire. Car peut être qu'un jour, on n'en aura plus l'occasion et on le regrettera.
Comme moi à présent. Je t'ai quitté pour une putain, Sophie. Car ma queue était mon seul bonheur.
Le plaisir était plus important que le désir que tu m'inspirais. Elle m'a dit "mais" une fois, mais je lui ai répondu qu'il n'y avait pas de "mais". C'était un "mais" sans importance alors elle a ri.
Je l'aimais, cette conne. Mais (qui a de l'importance, celui-là) elle ne m'a jamais donné l'occasion de lui dire. Je considérais que je n'avais plus le droit, ni aucun homme, à le lui dire.
C'était de sa faute et non la mienne. Et pourtant, je me sens coupable de ne pas lui avoir dit. De l'avoir fui, car je la rendais coupable, de me l'avoir interdit.
Le "mais" que je ne me pardonnerai jamais.

Publié dans Littérature

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